Les effets sur la santé des rayonnements ionisants sont généralement acceptés. Les effets possibles sur la santé des rayonnements non ionisants sont encore débattus par la communauté scientifique.
Rayonnements ionisants
Les rayonnements ionisants (présents notamment dans une bombe nucléaire par exemple) véhiculent une telle énergie (de par leur très haute fréquence), qu'ils sont capables d'arracher une partie des électrons de leurs orbites au niveau des atomes soumis à ce type de rayonnement. Ils "ionisent" l'atome qui, perdant un ou plusieurs électrons de charge négative, se retrouve chargé positivement. Cet atome s'appelle alors ion (ion positif).
Lorsque ceci arrive sur de la matière vivante (homme, animal, ou végétal) les électrons libres sont alors appelés radicaux libres. Leur présence augmente les risques de dommages au niveau des chromosomes, ainsi que les risques de malformation des fœtus et de cancers.
Les conséquences graves de ces rayonnements ionisant sur la santé ont été débattues au cours du 20ème siècle, et ont été largement acceptées par le corps médical à partir des années 40/50.
Rayonnements non ionisants
Les rayonnements non ionisants véhiculent trop peu d'énergie (fréquences plus basses que les ionisants) pour pouvoir ioniser un atome (c.a.d. pour lui arracher un ou plusieurs électrons).
Si les rayonnements non ionisants ont des effets sur la santé, cela signifie que ce sont d'autres mécanismes que la ionisation qui sont à l'œuvre. Les études scientifiques disponibles de nos jours montrent en effet que les rayonnements non ionisants sont susceptibles d'augmenter indirectement la présence de radicaux libres dans les tissus vivants, avec des conséquences potentielles identiques aux rayonnements ionisants. Ces études sont aujourd'hui encore au cœur d'un large débat dont la téléphonie mobile ne constitue qu'un des volets. Les effets à moyen-long terme d'une exposition aux rayonnements des écrans d'ordinateurs, du wifi/bluetooth, des photocopieurs, pour ne citer qu'eux, suscitent en effet de vives inquiétudes dans une partie de la communauté scientifique.
Si l'intensité d'un rayonnement non ionisant est suffisamment élevée, ce dernier peut causer des dommages en chauffant les tissus exposés. C'est ce qui arrive par exemple avec les fours à micro-ondes.