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La controverse scientifique
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La controverse scientifique
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Le débat fait rage entre les scientifiques sur la capacité des CEM non ionisants de faible intensité à générer des effets biologiques dans les systèmes vivants. Les faits cliniques et scientifiques sont pourtant là.
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Le débat sur les effets sanitaires potentiels des CEM non ionisants de faible intensité bat son plein au sein de la communauté scientifique internationale. Des scientifiques de plus en plus nombreux essayent d'expliquer comment ces champs peuvent avoir des effets réplicables et convaincants sur les organismes vivants, alors qu'ils ne véhiculent pas assez d'énergie pour causer des dommages au niveau des atomes (ionisation de l'atome par arrachement d'un électron), ni pour créer des effets d'échauffement (effets thermiques).
L'existence d'effets non thermiques dans les systèmes biologiques, générés par les CEM de basse fréquence et de faible intensité, reste un mystère théorique mais est un fait clinique et expérimental. C'est pourquoi, afin de pouvoir expliquer ce qui est observé dans les laboratoires du monde entier par les scientifiques, une nouvelle façon de penser les processus vitaux doit voir le jour.
Des modèles trop simplistes conduisent à des paradoxes
Un premier sujet de controverse entre les scientifiques défenseurs et pourfendeurs provient du fait que les CEM non ionisants artificiels (ou exogènes) générant des effets non thermiques ont des niveaux d'intensité très inférieurs aux champs endogènes des organismes vivants étudiés, appelés "bruit thermique". Ce bruit électromagnétique correspond aux champs endogènes, à proximité immédiate des surfaces des cellules, qui fluctuent aléatoirement au gré des mouvements thermiques aléatoires des ions (particules chargées) se situant dans l'espace inter- et intra-cellulaire. Vous êtes perdus ? Pas de panique, c'était le plus dur...
En d'autres termes, ces champs exogènes devraient être "noyés" dans ce bruit électromagnétique d'origine thermique. Or, cette croyance, logique en apparence, vient tout droit des solutions des équations mathémathiques fondamentales de la théorie électromagnétique. Et cette théorie, simplifiant à l'extrême la véritable nature des systèmes biologiques pour pouvoir être mise en équation, néglige plusieurs détails électromagnétiques des cellules vivantes, qui est une structure complexe et dont les membranes sont chargées et riches en circonvolutions.
Plusieurs modèles ultra-complexes s'affrontent aujourd'hui pour expliquer comment un champ exogène sensé être noyé dans le bruit électromagnétique endogène (suivant la théorie simpliste, mais hélas faisant encore référence aujourd'hui pour la majorité des scientifiques) arrive à générer des perturbations biologiques sur la cellule vivante.
Polarisation cellulaire ou amplification stochastique ? !!
Un de ces modèles permet de mettre en évidence un phénomène d'amplification du champ exogène par un effet de polarisation ionique au niveau cellulaire, qui deviendrait alors "audible" et susceptible de déclencher des effets biologiques. Ce phénomène d'amplification ne fonctionnerait qu'à faible fréquence (gamme des ELF), la polarisation (déplacement d'ions positifs autour de la membrane cellulaire) n'ayant physiquement pas le temps de se produire aux fréquences plus hautes.
Un autre modèle, celui que les experts de Vitalisafe privilégient, est lié aux processus stochastiques, c.a.d. les processus tentant de modéliser les phénomènes aléatoires. Il est aujourd'hui démontré qu'un phénomène stochastique (comme du bruit thermique par exemple) peut amplifier un signal ultra-faible, bien plus faible que le phénomène stochastique lui-même, à condition que ce signal soit régulier (fréquence, intensité). Le modèle stochastique, qui a déjà fait ses preuves dans bien 'autres disciplines, apporte ici une réponse "simple" au problème posé, par son effet d'amplification.
En comparaison des CEM de type ELF (ultra basse fréquence), il est plus facile d'accepter que des CEM de type radio fréquence et micro-ondes puissent causer des effets biologiques, puisque ces champs véhiculent beaucoup plus d'énergie et que les champs électriques induits par ces derniers au niveau des cellules sont nettement plus puissants que le bruit électromagnétique endogène des cellules. Pourtant, là aussi de nombreux scientifiques mettent encore en doute l'existence d'effets non thermiques sur les tissus vivants, et continuent de croire que les micro-ondes et radio fréquences ne peuvent causer que des effets thermiques (échauffements locaux des tissus).
La réplicabilité au coeur des débats entre experts
Un second sujet de controverse porte sur la difficulté à répliquer les expérimentations mettant en évidence les effets non thermiques des CEM non ionisant de faible intensité sur les organismes vivants. Des laboratoires peuvent constater certains effets des CEM sur un système biologique précis (par exemple des cultures de cellules), tandis que d'autres laboratoires ne voient aucun effet ou des effets totalement différents. Une hypothèse très probable permettant d'expliquer la non réplicabilité des analyses est que la variété des appareils génétiques et des cellules utilisées rendent leurs réactions différentes face au stress électromagnétique provoqué par le rayonnement utilisé.
L'évidence des faits scientifique s'impose progressivement
Malgré cette controverse, devant l'accumulation de preuves scientifiques, l'existence d'effets biologiques et sanitaires générés par une exposition aux CEM est néanmoins de plus en plus connue et partagée. Aujourd'hui, un nombre croissant de scientifiques considère comme une réalité les effets non thermiques induits par des CEM non ionisants de faible intensité.
L'OMS a d'ailleurs classé les CEM de type ELF dans la catégorie des agents potentiellement cancérigènes pour l'homme.
Les scientifiques travaillant spécifiquement dans le domaine du "bio-électromagnétisme" sont convaincus que les CEM artificiels perturbent les processus biologiques. Certains des effets biologiques constatés en laboratoire sont similaires aux mécanismes bio-chimiques qu'on soupçonne d'être à l'origine de troubles neurologiques comme la perte de mémoire à court terme, tandis que d'autres effets constatés sont soupçonnés d'être impliqués dans le développement de troubles sanitaires graves comme le cancer, les maladies d'Alzheimer et de Parkinson.
Il n'y a aujourd'hui pas de conclusion définitive sur le lien direct entre CEM non ionisant et l'apparition de maladies graves. Cependant, une quantité très importante de faits scientifiques et cliniques laisse entendre qu'il existe une relation entre CEM et cancer...
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| Témoignage |
Didier Rebishung
Resp. Devpt (Strasbourg)
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"Même s'il n'y a pas encore de certitudes absolues sur le sujet, il y a aujourd'hui un..." |
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