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Le mot de la fin
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Le mot de la fin
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L'étude des effets sur la santé des CEM est comme un grand puzzle scientifique dont on n'aurait aujourd'hui que quelques pièces. Ce que l'on sait, c'est que chacun réagit différemment à la même exposition, en fonction de son état et de son capital santé.
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Les sections précédentes précisant l'état actuel des découvertes scientifiques ne sont nullement exhaustives, et une recherche scientifique supplémentaire sera nécessaire pour élargir et affiner notre compréhension des mécanismes à l'œuvre lorsqu'un système vivant est exposé à des champs électromagnétiques, comme ceux d'un téléphone portable par exemple.
Personne aujourd'hui ne peut dresser une image complète de ces mécanismes. Mais les études déjà effectuées de par le monde permettent de donner quelques coups de projecteurs et jettent les bases du nouveau paradigme auquel doivent faire face les scientifiques de toutes les disciplines concernées.
Chaque discipline scientifique détient une pièce du gigantesque puzzle
Les scientifiques travaillent chacun dans leur domaine spécifique. On sait désormais que chaque spécialité ne peut avoir une vue globale des phénomènes en jeu, vu le nombre de disciplines scientifiques requises pour tenter de les comprendre (voir section précédente). Chaque discipline scientifique détient quelques pièces du puzzle, et même réunies, elles sont encore incapables aujourd'hui de reconstituer l'ensemble du puzzle...
Beaucoup d'interrogations subsistent, notamment au sujet des téléphones portables. Depuis 15 ans, les chercheurs ont constaté une multitude d'effets biologiques provoqués par leurs champs électromagnétiques, avec parfois des résultats contraires, ou étonnants au regard de la logique cartésienne qui nous est si chère parce que rassurante. Aujourd'hui par exemple, on commence tout juste à comprendre et à accepter que la relation "dose -> effet" n'est pas linéaire dans ce domaine : une dose plus faible d'exposition aux CEM peut provoquer plus de perturbations biologiques qu'une dose plus importante... Comment ces minuscules impulsions électromagnétiques de faible intensité peuvent-elles provoquer autant d'effets biologiques, alors qu'elles ne sont même pas ressenties par nos sens ?
L'homme possède ses propres champs électromagnétiques
Cela peut paraître irrationnel, à moins de comprendre que l'électromagnétisme de faible intensité est en réalité à la base de tout processus vital (l'homme n'est pas exempt de ce constat). Une preuve parmi d'autres est l'électro-encéphalogramme, où l'on mesure les ondes cérébrales, c.a.d. les ondes électromagnétiques propres du cerveau humain, de très faible intensité (ondes alpha, delta, etc.). Une fois accepté ce fait scientifique, irréfutable, il faut également réaliser que ces CEM artificiels de faible intensité affectent certains facteurs essentiels au bon fonctionnement de l'organisme : les ions (particules chargées présentes partout dans notre organisme), et tous les atomes ou groupes d'atomes chargés électriquement et qui sont des acteurs critiques dans presque tous les processus biophysiques et biochimiques de nos cellules car c'est sur eux que reposent le transport d'information et les processus métaboliques, tous deux basés sur l'activité enzymatique.
Les changements opérés dans ces systèmes vivants par les CEM artificiels sont capables de déclencher une cascade d'effets biologiques et biochimiques très variés, impactant l'ADN, l'activité des enzymes, la sécrétion des hormones, les mécanismes de réparation, la fabrication des neuro-transmetteurs, les réponses du système immunitaire, la prolifération cellulaire, etc.
La vision mécaniste "même cause -> mêmes effets" est inapplicable
La réponse que des cellules ou un organisme donné vont avoir à une exposition aux CEM dépend de l'état global du système (ADN, équilibre homéostatique, etc.). Avec la même exposition, deux systèmes vivants ne vont pas avoir la même réponse. Nous sommes très loin de la vision mécaniste de la physique classique qui nous enseigne qu'une même cause produit toujours les mêmes effets. Personne ne peut donc prédire l'impact à long terme de ces expositions sur un organisme donné. La réplicabilité des études, si chère à certains scientifiques, est donc dans ce domaine tout simplement inapplicable.
Personne ne connaissant de façon précise son héritage génétique, ni toutes les forces et faiblesses de son propre organisme, cette incertitude à long terme s'applique donc à chacun d'entre nous.
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| Témoignage |
François Schroedt-Girard
Consultant RH (Paris)
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"J'ai fait partie de la génération dotée des premiers téléphones et ordinateurs..." |
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